« La télévision », poème de Louis-Malo Pellegrin, élève de 1ère S1

 

Bonjour,

Louis-Malo Pellegrin, élève de 1ère S1, m’a demandé si je pouvais imprimer son poème « La télévision », composé dans le cadre d’un travail avec sa professeure de français Me Delettre. L’ayant trouvé très réussi, je lui ai demandé si je pouvais le publier sur le blog du CDI. Le voici :

 

La Télévision

 

Cette étrange lucarne, au milieu des maisons

Représente désormais, attraction démoniaque

Incontournable phare, la civilisation…

 

Chaque homme est fasciné par ses images en vrac,

Regard halluciné, sens critique de côté

Ingurgitant sans trêve, des programmes de loisir.

 

Consommation rythmée par la publicité,

Raison d’être des chaînes –toujours pour s’enrichir-,

Immersion forcenée dans un monde de dépense

 

Censure vite appliquée aux sujets qui déplaisent,

Respect imposé de leur nouvelle bienséance

Informer, déformer, le Vrai en parenthèse !

 

Carnages et conflits étalés sous nos yeux,

Reportages obscènes de peuples malheureux :

Indécent voyeurisme, sur l’écran dernier cri.

 

Paris, 26 novembre 2016

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PS : J’ai mis ce poème dans deux catégories de ce blog, celle de « Poésies des élèves », et l’autre intitulée : « Education aux médias (de masse) ». Concernant cette dernière, le poème développe un point de vue critique, et même acerbe, sur la télévision, mais il ne s’agit évidemment pas d’ « Education aux médias », à proprement parler.

M. Hudault

Trois poèmes d’Auriane Huon, élève de 1ère L

Avril 2014

Nuit

Comme un fleuve de larmes et de mots
Coule la nuit en vague d’espérance
Pliante ombre sur la terre et ses crocs
Echo immense et majestueux silence.

Plongée en l’antre de ses profondes houles
Éperdument éprise de ses astres
Je coule noyée d’absolue et de foule
D’étoiles en braises, éblouissant désastre.

La bourrasque soulevant le pin et sa résine,
Brusque effluve de mousse en jachère,
Les douces ruines du cantique, illuminent
L’infime soupir de l’homme perdu sous l’univers.

Chanter

Près du noir brillant
Dans le souffle léger
Sous la valse du vent
Un soupir étoilé

Dans ton sein ô forêt,
Sous ton voile muet
Minuscule chant d’un monde
Que la chorale inonde

Le refuge du rêve

C’était une pièce tranquille, petit bout d’océan.
Un désordre rangé, et des voiliers tout blancs
Que l’on voyait passer sur un mur constellés
D’éclat d’un bleu marin, la peinture d’un gamin.

Un doux parfum voguait, grimpait comme une vigne ;
Il passait dans la plume du garçon écolier
Qui ébauchait la mer l’aventure et ses signes
Attendant que l’heure sonne pour fermer ses cahiers.

Je rêvais d’aventure au côté des corsaires
Puis de la jeune fille qui dormait dans la mer
Et enfin de la chambre disparut sous les flots,
Et qui chantait encore la berceuse sans un mot.