Trois poèmes d’Auriane Huon, élève de 1ère L

Avril 2014

Nuit

Comme un fleuve de larmes et de mots
Coule la nuit en vague d’espérance
Pliante ombre sur la terre et ses crocs
Echo immense et majestueux silence.

Plongée en l’antre de ses profondes houles
Éperdument éprise de ses astres
Je coule noyée d’absolue et de foule
D’étoiles en braises, éblouissant désastre.

La bourrasque soulevant le pin et sa résine,
Brusque effluve de mousse en jachère,
Les douces ruines du cantique, illuminent
L’infime soupir de l’homme perdu sous l’univers.

Chanter

Près du noir brillant
Dans le souffle léger
Sous la valse du vent
Un soupir étoilé

Dans ton sein ô forêt,
Sous ton voile muet
Minuscule chant d’un monde
Que la chorale inonde

Le refuge du rêve

C’était une pièce tranquille, petit bout d’océan.
Un désordre rangé, et des voiliers tout blancs
Que l’on voyait passer sur un mur constellés
D’éclat d’un bleu marin, la peinture d’un gamin.

Un doux parfum voguait, grimpait comme une vigne ;
Il passait dans la plume du garçon écolier
Qui ébauchait la mer l’aventure et ses signes
Attendant que l’heure sonne pour fermer ses cahiers.

Je rêvais d’aventure au côté des corsaires
Puis de la jeune fille qui dormait dans la mer
Et enfin de la chambre disparut sous les flots,
Et qui chantait encore la berceuse sans un mot.

Publicités